Dépistage du cancer du col de l'utérus
Public concerné: Les Femmes
Le dépistage est recommandé pour toutes les femmes, de 25 à 65 ans.
Ce dépistage permet de repérer des lésions avant qu’elles n’évoluent en cancer, ou un cancer à un stade précoce. Il est alors possible de les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer invasif.
Pourquoi ce dépistage est important ?
Le dépistage du cancer du col de l’utérus permet de repérer chaque année 32 000 lésions précancéreuses, ou des cancers peu évolués.
Le suivi gynécologique et des tests de dépistage réguliers sont donc importants pour repérer le plus tôt possible d’éventuelles lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus. Il sera alors possible de les surveiller, de les soigner, et ainsi d’éviter l’apparition du cancer du col de l’utérus. Plus ce cancer est détecté tôt, moins les soins seront lourds et plus la fertilité sera préservée.
Le cancer du col de l’utérus est un véritable enjeu de santé publique. Chaque année en France, il touche plus de 3 100 femmes et cause environ 1 100 décès.
Ce type de cancer pourrait être évité 9 fois sur 10, grâce à deux moyens de prévention complémentaires : d’une part la vaccination contre les HPV dès 11 ans et d’autre part un dépistage régulier, de 25 à 65 ans.
90% DES CANCERS DU COL DE L'UTÉRUS PEUVENT ÊTRE ÉVITÉS GRÂCE AU DÉPISTAGE
La vaccination contre les HPV en première prévention
Proposée depuis 2007 pour les filles et 2021 pour les garçons en France, la vaccination contre les HPV permet de prévenir jusqu’à 90 % le risque de cancers liés au HPV.
Deux protocoles de vaccination sont proposés :
- De 11 à 14 ans révolus, 2 injections sont nécessaires pour que la vaccination soit efficace. La deuxième injection est proposée 6 à 13 mois après la première injection.
- De 15 à 26 ans révolus, 3 injections permettent une vaccination efficace. La deuxième injection est à réaliser 2 mois après la première injection, et la suivante 4 mois après la 2e injection.
Pour faire vacciner son enfant, il est possible de consulter son médecin traitant, un pharmacien, une sage-femme, un infirmier, ou de se rendre dans un service de vaccination municipal ou départemental.
Depuis la rentrée 2023, la vaccination est aussi proposée dans les collèges dans les classes de 5e.
Cette vaccination, non-obligatoire mais fortement recommandée, permet de protéger son enfant contre les maladies susceptibles de se développer dans les années à venir, comme des cancers. Elle permet une protection individuelle mais aussi une protection collective, en interrompant la chaîne de transmission des virus.
Après plus de 10 ans d’expérience, le recul permet de constater la sûreté du vaccin. A ce jour, ce sont plus de 100 millions d’enfants et d’adolescents qui ont été vaccinés contre les HPV, dans près de 80 pays.
La vaccination permet de se protéger contre 9 souches HPV, sur les plus de 200 existantes. Même vaccinées, il est donc recommandé aux femmes de se faire dépister pour le cancer du col de l’utérus aux intervalles recommandés.
Suis-je concernée par le dépistage du cancer du col de l’utérus ?
Le dépistage concerne toutes les femmes sans symptômes, de 25 à 65 ans, y compris les femmes enceintes, les femmes ménopausées, et les femmes vaccinées contre les infections HPV.
Les femmes ayant des relations avec des femmes, et les personnes trans ayant toujours un utérus, sont également concernées.
La prise en charge du dépistage
Avec un courrier d’invitation, l’analyse du test est intégralement prise en charge et sans avance de frais. La consultation est remboursée par la caisse d’assurance maladie à 70%, la mutuelle pouvant prendre tout ou partie du reste à charge de la patiente.
Le prélèvement et l’analyse sont entièrement pris en charge pour les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidarité (CSS).
Où se situe le col de l’utérus ?

Description du col de l'utérus (une partie haute, appelée endocol ou canal endocervical, située du côté du corps de l’utérus et une partie basse, appelée exocol). Et un zoom sur les muqueuses de l'endocol et de l'exocol. © Pierre Bourcier
Comment se développe le dépistage du cancer du col de l’utérus ?
Le cancer du col de l’utérus est causé par des virus appelés papillomavirus humains (HPV). Il en existe environ 200 types, dont 12 sont à haut risque de provoquer un cancer.
Ces virus se transmettent le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. Près de 85 % à 90 % de la population féminine contracte un HPV au cours de sa vie, avec un pic avant 25 ans.
Dans 90 % des cas, l’infection disparaît spontanément dans les 3 ans. Il arrive qu’elle persiste et provoque des lésions qui peuvent évoluer vers un cancer en 10 à 20 ans si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées. L’infection à HPV ne provoque pas de symptômes particuliers, et ceux-ci n’apparaissent généralement que lorsqu’un cancer se développe et atteint un stade avancé.
Le préservatif n’offre pas une protection totale contre les virus HPV. D’autres moyens de protection, comme la vaccination, sont donc essentiels pour se prémunir de cette infection.
